Ratatat iz bak
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Nouvel album de Ratatat ! J’apprécie énormément Ratatat. Je l’ai déjà dit. Je trouve leur musique révolutionnaire. Hors du temps. Mike Stroud (le guitariste) et Evan Mast, les deux new-yorkais qui composent ce duo, sont des génies. En 2050 on les écoutera encore. On dira “ils étaient en avance“. Vous verrez.
Attention, avec Ratatat, il ne faut pas s’attendre au dernier son ultra efficace qui booste un dancefloor le temps d’un été, et dont on connait par coeur les paroles. Il s’agit de mélodies qu’il faut apprendre à apprécier à leur juste valeur, dans leur diversité, leur profondeur, leurs subtilités. Sans la moindre parole, ces titres sont avant tout des merveilles instrumentales.
Plus que la sensation jouissive - mais éphémère - que peut provoquer un titre d’électro-pop, Ratatat propose des sons qui réveillent des sentiments variés, parfois les uns après les autres, parfois tous en même temps. Mélancolie, joie, tristesse, espoir… Grâce à la variété des instruments, le prisme des sensations auditives est riche. C’est aussi ce qui fait qu’on s’en lasse moins vite.

LP3 est moins entrainant que Classics (leur précédent album sorti en 2006). Les riffs (séquences de guitare) sont toujours aussi excellents mais un peu moins présents, les instruments à clavier (piano, clavecin) occupant désormais davantage la partition. Ratatat a donc pris le risque d’évoluer. Finis aussi les dialogues de film entendus dans Classics. Les bruitages sont pourtant toujours au rendez vous, comme dans Imperials, titre qui parvient à transporter dans les fonds marins, et qui jongle donc entre sérénité et avis de tempête. Une impression qui transporte, pour peu que l’on se laisse convaincre par le voyage.
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Mais c’est Shiller qui inaugure ce premier album, et qui fait office d’intro. Shiller commence comme un rêve étrange, lent, parsemé d’impressions que l’on devine angoissantes. Le rythme finit par s’accélérer, les souvenirs se bousculent. Puis il est temps de prendre du recul, pour finalement abandonner peu à peu le sommeil.
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Falcon Jab reste à mon sens la plus grosse réussite de ce nouvel album (à noter que je n’ai pas encore tout l’album). Digne successeur de Seventeen Years, il est la démonstration des frissons, des envolés et du renouveau que souhaite inspirer Ratatat.
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01- Shiller
02- Falcon Jab
03- Mi Viejo
04- Mirando
05- Flynn
06- Bird Priest
07- Shempi
08- Imperials
09- Dura
10- Bruleé
11- Mumtaz Khan
12- Gipsy Threat
13- Black Heroes
Album LP3 dispo chez XL Recordings dès le 8 juillet prochain. Réservez le ! (lien non sponsorisé)
Et il parait que LP4 va suivre rapidement !
Au fait, ne me dites pas que vous ne connaissez par Seventeen Years. C’est un classique, un titre révolutionnaire. Et en deux ans, ça n’a pas pris une ride.
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4 Commentaires, Commentaire ou Ping
Damino
J’aime beaucoup ce qu’on entend du LP3, et à l’inverse, je préfère le tournant pris par le groupe sur cette album contrairement aux précédents qui me plaisait moins. Gros coup de coeur aussi pour ‘Imperials’.
6 juin 2008
San1080
Je trouvais Classic parfait, mais je suis content que Ratatat n’ait pas fait un simple copier coller et continue de se renouveler. Ils tuent !
8 juin 2008
Alex
Merciiiiii pour ses nouveaux titres !
10 juin 2008
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